Cours en ligne : Théologie de la nature et conclusion sur les modèles de relations entre science et religion

Théologie de la nature
Auteur : Marc Fiquet
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Crédit illustration :  Yaruta sur depositphoto

 

Avec ces deux modules du cours de Denis Lamoureux, la présentation des différents modèles de relation entre science et religion  s’achèvent avec une conclusion personnelle de Lamoureux.

 

Le module 88 donne des exemples de reformulation théologiques qui caractérisent une théologie de la nature. Pour rappel, une théologie de la nature  consiste à réviser certaines doctrines à la lumière des découvertes de la science. On pourra s’étonner ici que Lamoureux ne parle que de la théologie de la nature et non pas des théologies de la nature. En effet selon les théologiens, différentes propositions ont pu être faites et toutes ne mènent pas au théisme ouvert comme semble le suggérer Lamoureux ici.

Il est vrai cependant que dans les cercles académiques, que ça soit en milieu catholique ou protestant, on ne parle plus guère de théologie naturelle au profit d’une théologie de la nature qui peut prendre des reflets différents selon les propositions.

Il ne faudrait pas non plus comprendre dans les propos de Lamoureux que le panenthéisme (voir définition dans le module 89) est équivalent à une théologie du process (idem). Si l’on se réfère à un auteur protestant comme Moltmann par exemple  qui défend le panenthéisme, il tient à préserver une doctrine de la création qui prend en compte les données du monde naturel tel qu’on le conçoit aujourd’hui (théorie de l’évolution) mais  en lien avec un Dieu créateur trinitaire.

La philosophie du process n’envisage pas la trinité comme un cadre structurant car elle se veut plus large que celui de la tradition chrétienne elle-même.

Dans sa conclusion personnelle, D. Lamoureux précise un point, qu’il me semble important de souligner : il n’est pas anormal de mettre toute une vie à concevoir son propre modèle de relation entre science et religion ou science et foi.  Les définitions et les catégories données dans ce cours aideront, nous l’espérons, à déjà « faire un bout de chemin » dans cette réflexion qui peut s’avérer très fructueuse.

N’oubliez pas de télécharger les notes de cours associés à ces modules   :  Notes 67 à 89

 

Cliquez sur le lien suivants pour accéder au diaporama :

R_Cours_Denis_Lamoureux

 

Module  88 | 5 mn |  Théologie de la nature : exemples de reformulation théologiques, CL modèle intégration

Module  89 | 8 mn |  Conclusion sur le modèle général science & religion de Barbour ; vers UN modèle de D. Lamoureux

 

 

Sommaire du Cours en ligne

Cours en ligne de Denis Lamoureux

 

 

 

 

Après un cursus universitaire et professionnel dans les technologies de l’information, Marc est désormais titulaire d'un Master de recherche "théologie et société" de l'université de Strasbourg. Il est le webmaster du site scienceetfoi.com et responsable éditorial de l'association.

5 Commentaires

  1. Mathieu jeu 14 Juil 2022 Répondre

    J’aimerais connaître le sens profond des Saintes Écritures. Actuellement j’écoute l’enseignement de madame Annick de Souzenelle, qui est théologienne Orthodoxe et qui a étudié la Kabbale.
    Mais dans combien de temps, encore, nous faudrait-il attendre qu’un scientifique ou un Érudit, nous apporte l’espoir, le preuve, la réalité de cette résurrection promise, afin que le monde puisse faire ses comptes sous le regard Divin du Créateur ?

  2. Roger LEFEBVRE ven 15 Juil 2022 Répondre

    Bonjour Matthieu,
    J’avoue ne pas avoir (encore ?) suivi les enseignements de madame Annick de Souzenelle, et je ne peux donc pas répondre directement en rapport avec ses études.
    Quant à l’attente de la résurrection promise, je doute que quelqu’un puisse un jour en apporter la preuve bien que j’y croie avec beaucoup d’autres croyants répartis en diverses confessions chrétiennes. (Je dis « confession », car il n’y a qu’une seule religion chrétienne, bien que confessée en des Églises très diverses : catholiques, orthodoxes, luthériennes; calvinistes, anglicanes, évangéliques, etc.)
    Mais au sein de ces diverses confessions, tous n’ont pas la même conception de cette « résurrection promise » : certains la voie comme une résurrection strictement physique, d’autres comme une résurrection plutôt spirituelle, et d’autres encore, comme une résurrection semblable à celle de Jésus dans un corps glorieux : spirituel et physique, bien que parfois visible, parfois pas… Ce niveau d’exitance dans un univers extratemporel serait plutôt ma conception de la chose, puisque le seul exemple qui nous soit donné en guise d’arrhes est la résurrection du Seigneur.
    Encore que celle-ci soit mise en cause par les « esprits éclairés » de la libre pensée (où certains se veulent malgré tout « chrétiens ») elle confirme l’espérance (plutôt que l’espoir) des chrétiens dont je suis, sans que l’on puisse parler de « preuve » concernant un évènement qui relève d’un acte de foi. (N.B. Bien qu’arbitraire, je distingue personnellement « l’espoir » qui concerne ce dont on n’a aucune assurance – j’espère qu’il fera beau demain – et l’espérance qui concerne ce dont on est certain, sans savoir quand cela arrivera – j’attends le retour du Seigneur.-)
    En bref, je crains que votre attente d’un érudit ou d’un scientifique capable de prouver la résurrection à venir reste vaine à propos d’une espérance que les chrétiens convaincus sont seuls à nourrir de leur foi au Christ ressuscité. D’ailleurs, comme Jésus l’a dit, même si quelqu’un revenait des morts, la plupart ne le croiraient pas.
    Cette assurance, non seulement d’une vie après la mort, mais aussi d’une résurrection dans un corps glorieux semblable à celui de Jésus ressuscité passe nécessairement, dès ici-bas, par une relation intérieure personnelle avec le Seigneur… Relation que beaucoup rejettent a priori.
    Bien cordialement,
    Roger
    https://scienceetfoi.com/
    https://voxclamantis.skyrock.com/
    https://egliseath.wixsite.com/egl-prot-evang-ath

    • Temaro ven 15 Juil 2022 Répondre

      Bonsoir Roger,

      Entièrement d’accord avec toi.
      On peut effectivement attendre longtemps une preuve de cette  » résurrection promise « , quelle que soit la forme de celle-ci.

      En revanche, je serai plus critique avec ceci:

       » je distingue personnellement « l’espoir » qui concerne ce dont on n’a aucune assurance – j’espère qu’il fera beau demain – et l’espérance qui concerne ce dont on est certain, sans savoir quand cela arrivera – j’attends le retour du Seigneur.-)

      Tu te réfères ici à la définition théologique de l’espérance.
      (les Écritures parlent souvent de l’espérance comme de l’ATTENTE de la vie éternelle par la FOI en Jésus-Christ)

      Le problème est que cette distinction entre espoir et espérance est juste arbitraire. Elle ne repose que sur le présupposé que la foi serait une justification valable en forme de garantie ou d’assurance.

      En ce sens, cette distinction s’apparente donc à une entorse langagière car le langage n’a aucune légitimité pour PRESCRIRE la réalité.
      Au mieux, il peut la DECRIRE, toujours dans le cadre de nos connaissances, exprimer des idéologies, des opinions, des sentiments, des hypothèses ou des croyances mais son pouvoir s’arrête là.

      Si donc, je peux espérer qu’il fasse beau demain, c’est aussi parce que je peux avoir une certaine confiance dans les prévisions météo qui ont fait leurs preuves à 24 heures.
      S’agissant du retour du Seigneur, il me semble que les prévisions théologiques ont encore tout à prouver.

  3. Roger LEFEBVRE dim 17 Juil 2022 Répondre

    Bonjour Temaro,
    Cela faisait un bail…
    D’accord avec le caractère arbitraire (puisque je l’annonce moi-même) concernant la différence que je fais entre espoir et espérance : cette distinction relève seulement du langage courant et ne se veut pas strictement « théologique ». D’ailleurs j’aurais pu prendre un autre exemple que l’espérance de la résurrection, en prenant l’exemple de l’espérance de la prochaine guérison d’un malade dont la pathologie répond bien aux antibiotiques spécifiques qui lui sont administrés, ou de l’espoir apporté par un nouveau traitement en phase d’essai… Ce qui vaut dans mille est une situations relevant de domaines très divers.
    En fait, bien qu’arbitraire (aucun dictionnaire ne la fait vraiment), ma distinction vise plutôt à nuancer ce que l’on peut avoir à l’esprit en parlant de ce que l’on attend : doute ou certitude. C’est seulement dans cette perspective que la nuance peut présenter une dimension psychologique, philosophique, voire religieuse, que je voulais mettre en évidence. Sans prétendre en faire un dogme, évidemment, montrant seulement que cette nuance existe aussi chez beaucoup de personnes qui se disent « croyantes » concernant la « résurrection promise » qui motivait l’intervention de Matthieu.
    Amitiés,
    Roger

    • Temaro dim 17 Juil 2022 Répondre

      C’est toujours un plaisir d’échanger.
      Ce que je souhaitais simplement souligner c’est cette désinvolture langagière qui consiste à conférer arbitrairement un caractère d’assurance ou de garantie absolue à un pur acte de foi.
      Le scepticisme reste pour moi la seule voie

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