Texte sans contexte n’est que prétexte !

Cette formule bien connue à propos du texte biblique témoigne de l’importance de s’attacher à son contexte pour en dégager le sens originel.

Cette règle précieuse revêt une importance capitale pour celui qui s’intéresse à l’interprétation des premiers chapitres de la Genèse.

Dès le XIXe siècle, de nombreux écrits issus des fouilles dans la région du Proche Orient révèlent la manière dont ces cultures (les hébreux et les peuples voisins) percevaient le monde environnant : terre plate reposant sur des colonnes, voûte céleste solide retenant les eaux d’en haut, etc..

Ces éléments se retrouvent sur la gravure ci-dessus dont je n’ai pas pu identifier l’origine, elle apparaît sur différents sites internet en russe, espagnol ou anglais. Je me suis permis de la traduire pour l’occasion…

Une fois ces éléments connus pour nous, lecteurs du XXIeme siècles tout imprégnés de notre culture scientifique moderne, il est étonnant de voir comment certains passages bibliques trouvent tout à coup un nouvel éclairage les rendant tout à fait limpides en nous évitant de nombreuses explications alambiquées  ou la célèbre réplique : « je ne comprends pas mais je comprendrai au ciel »…

En fait en guise de mystère ces passages recèlent alors une simplicité qui nous évitera le piège encore bien trop répenadu dans nos églises d’une interprétation concordiste des Écritures (s’acharner à trouver de la science moderne dans les écrits bibliques).

 

Loren et Déborah Haarsma ont recensé nombre de ces passages qui témoignent de la manière dont les anciens (auteurs de la Bible) percevaient le monde. Nous donnant ainsi accès au contexte dans lequel ils ont été écrits,  le sens spirituel de ces passages s’en dégage d’autant plus facilement.

Voir ce nouvel article tiré du complément en ligne de leur livre « Origins » :
Chap 6: La cosmologie ancienne du Proche Orient dans la Bible

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